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L’HERBIER D’UNE VIE
Quand les plantes nous accompagnent du premier au dernier souffle.
Véronique Barrau
Editions: Plume de Carotte
Format : 22,6 x 33,5 cm
176 pages
Prix: 35 €
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Les plantes sont partout dans notre quotidien, dans notre assiette bien sûr mais surtout dans la moindre de nos traditions. Quel remède, quelle formule magique, quelle superstition ne contient pas son végétal fétiche ? Cet herbier retrace les événements de la vie aussi bien personnel que sociaux et toutes les plantes qui y sont intimement liées.

Notre avis:
Pour l’ethnobotaniste que je suis, voilà le genre de pépite livresque qu’il ne faut surtout pas manquer. Véronique Barrau, dont la passion se ressent au travers de chacun de ses mots, nous dévoile les plantes qui accompagnaient nos ancêtres du berceau au cercueil. Plantes pour favoriser la naissance, pour guérir les maux, pour désigner ses préférences, qualifier sa bien-aimée, délivrer un message particulier, célébrer les noces, veiller aux âmes défuntes, etc. Vous saurez, en parcourant ces pages richement illustrées, à quoi servaient le chou et le cyprès, le bouleau et le frêne, le noisetier et la joubarbe, vous devinerez la vie de vos aïeuls, intimement liée à la nature et que nombre de gestes, d’expressions et de coutumes souvent quelque peu déformés proviennent de ce temps où tout arbre était un gardien, toute plante une guérisseuse, tout jardin à la fois pharmacie et supermarché. En fin de livre, vous trouverez un index botanique, des plus pratiques si l’on désire une lecture transversale par plante au travers de ce livre remplie d’anecdotes et de détails sur les liens entre plantes et hommes. Deux petits bémols, mais purement égoïste de ma part, toutes les plantes indiquées ne mentionnent pas leur dénomination botanique, ce qui est source d’erreur et de confusion possible. Même risque pour ce qui est des coutumes relevées, parfois la région manque et le risque est grand de prendre pour sa région, une habitude ancienne qui ne l’était pas. Remarques titillantes s’il en est au vu d’un ouvrage superbe, aussi intéressant que beau et que l’on ne peut que conseiller vivement.

Les 4 saisons du jardin Bio

N°192

 

Période de parution : Janvier-février 2012

JARDIN

Un nichoir au jardin – Un refuge LPO en ville – Osez le hors-sol – Pois : croquants ou gourmands ? – A la soupe ! – L’ancêtre des pommes a de l’avenir
- Le pommier revisité – Les meilleures variétés

VIVRE L’ECOLOGIE

Rénover un appartement – Ustensiles de cuisson : que choisir ? – Villes – campagnes : résister au grignotage

 

Notre avis:

Voici venu le numéro hivernal des 4 Saisons du jardin Bio avec en couverture le fier rouge-gorge, compagnon des jardiniers dont l’édito nous apprend que l’oiseau se porte de mieux en mieux ce qui n’est pas le cas du bouvreuil ou du verdier pour ne citer qu’eux. Comme quoi, finalement, les nichoirs au jardin, s’ils sont malins et bien pensés, peuvent servir. Mais avant d’en poser, vérifier que des abris naturels ne soient déjà pas accessibles afin d’éviter aux oiseaux trop de facilité. Il faut aider la faune et la flore, pas les appauvrir !

Après une jolie visite dans le jardin de Françoise à Grenoble qui possède tout ce qu’il faut pour plaire aux oiseaux, aux insectes, aux hérissons comme aux escargots, un VRAI jardin, donc, on se jettera sur les pommes juteuses et croquantes que nous conseillent les pépiniéristes sans omettre e s’attarder sur cs fameux pommiers du Kazakhstan, le Malus sieversii, un ancêtre, pardon, L’ancêtre avéré de nos pommiers et qui devrait bientôt revenir sur le devant e la scène puisqu’il produit d’excellentes pommes et surtout est un arbre résistant aux maladies. Voilà un bel avenir pour un ancien si les hommes d’aujourd’hui dans leur course à l’urbanisation et au profit ne nourrissent pas trop le ver qui est dans la pomme ! Une urbanisation qui est également le sujet d’un autre article consacré aux paysans et fermes établies en périphérie des villes là où champs et immeubles cohabitent tant bien que mal. Alors qu’on décèle une volonté politique de voir les produits locaux revenir, de nourrir les villes de cultures intra muros ou presque, les difficultés des paysans n’ont jamais autant souffert du gain facile que représente la vente de terrain pour la construction. Il devient plus qu’urgent, pour protéger nos enfants et même les agriculteurs, de fixer un quota de terres non constructibles à jamais. Quand on connaît les difficultés financières et physiques que représentent le métier d’agriculteur, voir une terre passer de 50 centimes le mètre carré à plus de 100 ou 200 euros est incroyable. Qui résisterait à une telle tentation? Qui refuserait un billet de loterie gagnant ? Malheureusement, ce sont les meilleures terres agricoles de par leur nature et leur localisation (à côté des habitats et donc sans besoin de transports coûteux et polluants) qui disparaissent en premier. Un danger pour notre avenir qu’on est loin d’imaginer aujourd’hui.

Bref, un numéro très enrichissant, qu’on a pris beaucoup de plaisir à lire. On le recommande !

Projet de couv…

A paraître en 2012, L’Heure Bleue, murmures féeriques. Un recueil de poésies de Richard Ely et d’illustrations d’Annick De Clercq… Que pensez-vous de la couverture ?

Les 4 saisons du Jardin bio
N°191
Novembre-décembre 2011
Editions Terre Vivante

 

JARDIN : Permaculture : la nature comme modèle – Cardons blancs pour cordons bleus – Petites douceurs saines – Pêches, poires, cerises : notre sélection – Broyeurs à végétaux : le test – Une mare, ça s’entretient – Une mangeoire en saule tressée

VIVRE L’ECOLOGIE : Mon toit préfère la ouate – Vins en vrac – Alimentation et maux de l’hiver – Vraiment écolos nos livres ?

 

Notre avis:

Dans le lot d’articles toujours intéressants de cette publication pour jardiniers respectueux, épinglons le tour de France des variétés de pommes, de poires, de cerises à conseiller et, surtout, le dossier autour de la permaculture, concept se basant à la fois sur les techniques de culture bio et l’idée de jardin forestier, donc étagé, chaque espèce profitant des avantages de son voisin. Une fois de plus, la nature nous donne des leçons et on apprécie vraiment cette réflexion qui, plutôt que de vouloir forcer une culture, observe ce que fait la nature depuis des millénaires et tente de reproduire cela en y ajoutant quelques éléments pour accélérer le temps ou la production: compost, paillis, associations positives, gain de place et d’énergie (exemple : le poulailler placé contre la serre), etc. La permaculture est une vraie science du dosage et de l’amélioration du rendement, elle permet de sans cesse exploiter la terre sans l’épuiser, à l’image de la nature elle-même qui déteste les sols nus. Probablement une des voies futures pour la culture et le jardinage bio. Affaire à suivre !

Enfin, si comme moi, vous êtes confronté au choix d’un broyeur de végétaux, une comparaison entre divers modèles vous est encore offerte en ces pages. Hélas, toujours pas de miracle: le broyeur silencieux, performant et peu onéreux ne semble toujours pas à l’ordre du jour… Vous opterez alors pour un beau résultat mais une machine dépassant les 1000 euros ou pour un résultat moyen mais deux fois moins cher. ceci ne concerne évidemment que les broyeurs pour amateurs, c’est dire !

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